Escapade à la pourvoirie Le Pourvoyeur de Mastigouche

Les 21-22 juillet derniers, j’ai eu la chance de visiter la Pourvoirie Le Pourvoyeur de Mastigouche avec mon conjoint, Isaac. C’était ma deuxième visite d’une pourvoirie dans le rôle de blogueuse. J’ai mis un peu de temps avant d’écrire mon article parce que j’étais partie pêcher tout l’été avec nos jeunes de la Maison des Jeunes Point de Mire de Verdun, où je suis coordonnatrice depuis neuf ans. Après la lecture de ce billet, vous n’aurez plus qu’une idée en tête : aller visiter cette pourvoirie!
Première des choses, si vous allez à cette superbe pourvoirie, ne vous fiez pas à votre GPS! Prenez votre chemin en note sur un bout de papier avant de partir, comme dans le bon vieux temps, car vous allez perdre un temps fou à vous retrouver parmi les indications faussées du GPS en raison du manque de réseau dans la région.
Heureux d’arriver après nos démêlés avec le GPS, c’est la propriétaire, Helen Koubek qui nous accueille, Isaac et moi, avec son beau sourire. Elle nous informe que nous venons d’arriver à l'une des plus vieilles pourvoiries du Québec et que plusieurs films y ont été tournés dont « Grey Owl » avec Pierce Brosnan, en 1999, et le film québécois « Les Boys 4 », en 2005. Mon conjoint n’en revient pas que Pierce Brosnan, en chair et en os, soit déjà venu au même endroit que nous!
Troisième propriétaire dans la famille, Helen nous parle un peu de l’idéologie de son père. Par exemple, elle tient à baisser les prix des forfaits familiaux durant les vacances pour permettre aux familles d’en profiter, comme le faisait son père. Helen nous propose un grand chalet à l’écart des autres. Il y a trois chambres, un grand foyer dans le salon, plein de bois à brûler, une cuisinette, une salle de bain avec bain-douche et une salle d’eau. Le rêve! Elle s’assure que nous avons de quoi manger pour le dîner et nous invite pour le souper à l’auberge.


Après nous être bien restauré, nous partons pour le lac French, à 15 minutes de route en forêt, avec l’impression de partir littéralement à l’aventure. Le bonheur, la tranquillité, l’impression d’être seuls au monde au paradis de la truite mouchetée, plus précisément de l’omble de fontaine. Mon conjoint Isaac nous rebaptise los reporteros pescadores, les reporteurs-pêcheurs, tellement nous sommes dans l’ambiance.
Arrivés au bord du lac, nous embarquons notre matériel et partons dans notre chaloupe pour découvrir à quoi mordent les ombles. Sur le plan de l'équipement, nous avons pris nos cannes #5 et avons ajouté un bout plongeant intermédiaire de 1,5 pouces/seconde pour Isaac et 3,9 pouces/seconde pour ma part sur nos soies flottantes. Enfin, nous avons attaché une traditionnelle Wolly Bugger olive lestée. Les Wolly Bugger sont très populaires et très productives.
À la Maison des jeunes, on s’amuse à dire que si vous n’avez qu’une seule mouche à choisir dans votre trousse de survie, c’est la Wolly Bugger qu’il vous faut. Ma grande amie pêcheuse, connue dans le milieu de la pêche à la mouche, Selma Aïssiou, ne part jamais sans une boîte à mouches remplie de Wolly Bugger. De toutes les couleurs et grosseurs, que ce soit en eau douce ou en eau salée, peu importe l’espèce pêchée, elle essaie en premier lieu une Wolly Bugger. Et elle prend de beaux poissons à tous les coups!
L’omble vient prendre la mouche dès le début, mais nous ne sommes pas attentifs, nous ne ferons pas au bon moment.  
Un peu plus tard, Isaac m’annonce fièrement qu’il en a un gros. Je veux lui dire de le laisser complètement dans l’eau mais, trop excité, il ne m’entend pas. Il laisse sa canne bandée bien haute. L’omble de fontaine sort de l’eau, nous fait une danse, se tortille de tous les côtés et se décroche. Déception!!! C’est son premier omble de fontaine à la mouche, un très beau et il a gagné le combat! Zut! Comme je le répète chaque fois, le poisson grossira et fera le bonheur d’un autre pêcheur… C’est le métier qui entre. Isaac est des plus motivés pour continuer à lancer, mais nous avons rendez-vous à 19 h pour le souper. Nous devons donc quitter le lac à l’heure où les ombles commencent à s’alimenter en surface, la meilleure heure.

Rentrés à l’auberge, nous rencontrons la fille d’Helen, Émilie, une belle jeune femme québécoise d’origine mexicaine, tout comme mon conjoint Isaac. Nous fraternisons avec elle pendant qu’Helen nous prépare nos copieux repas. Nous sommes reçus dans la salle à manger, qui peut accueillir plus de 60 personnes à la fois. Nous mangeons comme des rois, soupe-salade-repas principal-café et dessert. Isaac a choisi les pâtes sauce rosée et moi, le filet de porc avec sauce aux champignons. On se régale! Un peu rapidement puisque nous voulons aller faire quelques derniers lancers sur le lac en face de l’auberge et des chalets avant que la nuit tombe. Nous prenons quelques ombles à partir du quai. Nous voyons pleins de ronds de gobage, les truites s’alimentent en surface. Il y a une belle émergence d’éphémères. Les éphémères sont la famille d’insectes la plus connue dans le milieu de la pêche à la mouche, au Québec, nous les appelons les mannes. Il est facile de les reconnaître, leurs ailes sont tendues à la verticale au repos. Nous aurions aimé avoir plus de temps pour prendre une embarcation et faire un petit tour du lac avec une mouche sèche (qui flotte sur l’eau) avant la noirceur, mais il est déjà trop tard. Les journées sont toujours trop courtes à la pêche!
Mon chéri n’est pas dur à réveiller à 4 h 30, il a rêvé à sa belle prise toute la nuit… De retour sur le lac French, un peu avant 5 h, la brume est encore présente à notre arrivée. Nous faisons le tour du lac plusieurs fois en ramant et nous pêchons avec plusieurs mouches à différentes profondeurs. Comme nous avons eu de l’action la veille avant même la tombée de la nuit, nous n’avons pas cru bon de nous munir d’un moteur électrique. Je sais maintenant qu’il est nécessaire d’en avoir un dans tous les cas. Je le saurai pour les prochaines fois.
Retour pour dîner avant de partir et de dire au revoir. Helen aurait voulu que nous restions plus longtemps pour que nous pêchions sur le grand lac en face de l’auberge en soirée. Elle aurait aimé que nous puissions voir la superbe cascade à moins de 20 minutes de l’accueil. Nous devions malheureusement régler un problème de freins le soir même avant de repartir pour une autre pourvoirie. Sinon, nous aurions certainement passé une deuxième nuit à la pourvoirie.

Ce sera pour une prochaine fois. J’y retournerai certainement pour y pêcher plus longuement avec des amis. Le territoire de la pourvoirie est tellement grand que vous pourriez y séjourner un mois et ne jamais pêcher au même endroit. La pourvoirie compte plus de 30 lacs sauvages.

Merci, Helen, pour votre accueil chaleureux!

Téléphone : 450 835-2533

Pour de plus amples renseignements :
http://www.pourvoiriemastigouche.com/en/

Aucun commentaire:

Publier un commentaire