Mon escapade à la Pourvoirie Richard !

Escapade à la Pourvoirie Richard

Les 23-24-25 juillet derniers, je suis allée visiter ma 3e pourvoirie en tant que blogueuse. Avec mon conjoint, nous avons visité la Pourvoirie Richard à Saint-Michel-des-Saints dans la superbe région de Lanaudière. Ce fut un superbe séjour de deux jours en très bonne compagnie: je me suis même fait un nouvel ami de 10 ans, passionné de pêche à la mouche! Vous verrez notre emploi du temps, nous n’avons pas arrêté une seconde…



Arrivés vers 10 h, Éric, le propriétaire, nous accueille comme si nous étions déjà des amis. Il nous montre fièrement le certificat d’acquisition du territoire de son arrière-grand-père en 1907. Éric est le cinquième propriétaire de cette pourvoirie dans la famille. Il nous montre des mouches qu’il a en sa possession, en me posant des questions sur l’entomologie (la vie des insectes) car il ne connaît pas la pêche à la mouche. Par contre, son fils Clément, 10 ans, est un nouvel adepte et nous nous fixons un rendez-vous en fin d’après-midi pour monter une mouche. Éric nous propose d’abord de nous installer pendant qu’il fera sa visite quotidienne des chalets pour s’assurer qu’il ne manque de rien.

Le site de camping sauvage !

De retour, Éric nous propose un horaire hors du commun, avec des activités diversifiées. Nous commençons par aller visiter son site de camping sauvage au bord de la rivière Matawin. J’aurais bien lancé une mouche si j’avais eu mon équipement avec moi! Super site de camping sur une plage naturelle et retirée. Nous allons ensuite visiter le chalet Clément. Le chalet est grand, confortable, super vue sur le lac, bien décoré et aménagé pour un groupe de 6 personnes. La pourvoirie compte cinq chalets en tout, tous équipés d’une toilette sauf le chalet Bertrand. À propos de ce dernier, ne le dites pas trop fort mais il y a un excellent « spot » de pêche juste au bout du quai!

Le chalet Clément




Nous revenons à l’accueil et chargeons trois kayaks dans la boîte du camion pour aller faire «une passe» au pied du rapide de la rivière Matawin à 5 minutes de l’accueil. Il serait même possible de descendre la rivière en kayak avec sa canne sur quelques kilomètres. Les kayaks sont en location à 40 $ la journée. Nous avons la chance de prendre plusieurs truites mouchetées et des achigans en peu de temps. Une belle occasion de faire une activité différente en même temps que de lancer nos mouches dans le courant. Nous avons adoré notre expérience de pêche en kayak.

Éric nous amène par la suite pêcher dans un ruisseau sur le territoire de la pourvoirie pas trop loin de l’accueil. Un ruisseau qui n’est jamais pêché, un ruisseau très prometteur! Avoir eu mes Waders (bottes-pantalon) je serais partie à la découverte de ce petit cours d’eau où barbotent de beaux poissons indigènes. Je promets de ne plus jamais partir sans mon équipement complet dans la voiture! Nous nous résignons donc à lancer du bord de la route. Nous prenons quelques petits ombles que nous remettons à l’eau dans les règles de l’art. C’est définitivement un endroit que j’aimerais explorer une prochaine fois!


Après ce petit intermède prometteur, nous revenons pour mon rendez-vous avec Clément. Un peu gêné, il me montre sa canne et sa boîte à mouches, ses trésors qu’il a ramassés au fil des ans, grâce à des clients pêcheurs à la mouche qui sont tombés sous le charme de ce petit pêcheur passionné et qui lui ont gracieusement offert des mouches. Nous montons une traditionnelle Wolly Bugger ensemble et tout d’un coup, la gêne s’estompe. Clément est très fier de sa mouche et il y a de quoi! Une petite collation et nous nous préparons pour aller pêcher ensemble sur le premier lac.

Nous commençons cette première passe avec une mouche lestée au bout d’une cinquantaine de pieds de soie et d’un long bas de ligne de 10 pieds. D’entrée de jeu, Clément me remet tout de suite à l’ordre : je vais beaucoup trop vite pour pêcher! Il a 10 ans, mais il a beaucoup d’expérience de pêche à la traine. Une fois la vitesse réglée, je lui enseigne quelques rudiments d’entomologie. Je lui apprends qu’il y a différentes familles d’insectes aquatiques : les éphémères, les trichoptères, les plécoptères, les diptères et les odonates. Je lui explique brièvement le cycle de vie d’un éphémère et il retient tout par cœur. Nous nous arrêtons par la suite pour faire quelques lancers et je prends quelques minutes pour corriger sa technique qui n’est pas si mal. On fait quelques lancers, mais le vent se lève. Nous retournons donc nous promener sur le lac à basse vitesse quand soudain… BANG! Je donne ma canne à Clément pour qu’il goûte au plaisir de ramener un omble de fontaine avec une canne à mouche. Après ce premier poisson, il est super motivé et veut continuer jusqu’à la noirceur totale. Je ne me fais pas prier et nous revenons mêmes avec quelques prises.


De retour au chalet, nous savourons nos prises tous ensemble. Nous jasons de pêche bien sûr, mais nous devons nous quitter rapidement pour être en forme le lendemain matin, surtout que Clément a décidé de faire l’école buissonnière (de son camp de jour) pour venir pêcher avec moi. J’en suis honorée!

Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons nos embarcations respectives sur le deuxième lac. Après seulement 20 minutes, Éric capture un superbe omble de fontaine indigène. Nous prenons plusieurs clichés et nous remettons à pêcher plus motivés que jamais. Nous passons un autre super bon moment sur l’eau. Nous pratiquons nos lancers et la technique de mon jeune apprenti s’améliore à vue d’œil.



À l’heure du lunch, nous allons manger avec Clément, après quoi je monte d’autres mouches avec mon jeune élève. Nous inventons même la « spécial Richard » qui ressemble à une Wolly Bugger olive, mais avec beaucoup de crystal flash (petite fibres brillantes) enroulées sur le corps et attachées dans la queue. Nous avons ensuite fait la Clem, la ClemDisco, la Clem2 et la Clem3 en soft hackle marabou, qui imite un petit streamer (un petit poisson). Bref, vous avez compris que nous aurions pu aller jusqu’à la Clem50, mais nous avons manqué de temps.


Normalement, nous devions partir après la pêche du matin suivant, mais Éric nous invite à rester une nuit de plus pour que l’on puisse profiter de la  «passe du soir». Nous acceptons avec grand plaisir!



Nous repartons donc sur le deuxième lac et après avoir remarqué une émergence d’éphémères, Clément attache une mouche sèche qui imite parfaitement celles qu’il a observées. Puis, juste avant la tombée de la nuit, Clément prend enfin ses premiers ombles de fontaine à la mouche. Nous sommes si excités, si contents! Clément a le sourire fendu jusqu’aux oreilles et avec raison! Il réussi à lancer en plein centre des ronds de gobage et les ombles attaquent sa mouche avec frénésie! Je suis tellement fier de mon nouveau partenaire de pêche!

N’attendez pas, réservez votre séjour à la Pourvoirie Richard, les truites n’attendent que vous. Surtout, n’hésitez pas à demander conseil au petit Clément qui se fera un plaisir de jaser pêche avec vous. Qui sait, il ferait peut-être une balade avec vous pour vous dire où sont les bons « spots » sur le lac! 

Merci à Éric, Nathalie, Clément et Florence pour ce magnifique accueil chaleureux. Nous avons passé un superbe séjour!

450 833-5286

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